louv[r]e

série débutée en 2020 — Photographies couleur. Tirages variés en fonction de l’accrochage.

 

  

Il existe une hypothèse selon laquelle la première forteresse du Louvre, bâtie en 1190 sous Philippe Auguste, a été érigée sur un lieu-dit nommé en bas-latin lupera, terme désignant un lieu « hanté » par des loups.

  

La série d’images louv[r]e est né de ma fascination pour cette ancienne forteresse, devenue la gardienne incontournable de trésors séculaires. Très attachée à son histoire, à l’histoire de l’art et aux clairs-obscurs de la peinture classique, j’aime « hanter » ses galeries, à pas de loup.

 

Lors de ces nombreuses déambulations je me suis mise à épier l’insaisissable, entre chien et loup/vre. Mon travail général s’articulant autour de la lumière et de ce que son étude méthodique peut révéler, cacher ou matérialiser, j’ai commencé à photographier les reflets dans les toiles, les brillances, et tous les détails oubliés ou semblant accessoires. De toiles ou statuaire figuratives naissent alors des formes abstraites révélée par le frôlement de la lumière.

 

Comme une louve déposant un voile protecteur sur les œuvres souvent maladroitement ou trop rapidement consommées, l’image vient éclipser ce que l’on « doit voir », leur ensemble créant une atmosphère tour à tour hypnotique et poétique et proposant une pause silencieuse au flux incessant des visiteurs.

Cliquez pour agrandir :

Version imprimable | Plan du site
© Hélène Langlois 2022